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Loi du 11 février 2005
Présentation
L’Unisda (Union nationale pour l’Insertion Sociale du Déficient Auditif) fédère les principales associations représentatives des publics de personnes sourdes ou malentendantes qui (...)
 
 
Dernière mise à jour :
27 avril 2017


 

Conférence nationale du handicap : attentes de l’UNISDA

1ère conférence nationale du handicap du 10 juin 2008 :
L’Unisda souhaite des mesures en direction des personnes sourdes ou malentendantes et leurs familles
Communiqué de l’Unisda du 1er juin 2008

À la veille de la première conférence nationale du handicap du 10 juin 2008, l’Unisda et les associations nationales représentatives des publics de personnes sourdes ou malentendantes et de leurs familles rappellent ce qu’elles attendent encore de la mise en œuvre de la loi du 11 février 2005 pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » :

Éducation et scolarisation des jeunes sourds : Alors que se prépare la prochaine rentrée scolaire et pour la quatrième année consécutive depuis la promulgation de la loi, le projet linguistique des jeunes sourds n’est toujours pas pris en compte par l’Éducation nationale. Enseignement bilingue et codage en langage parlé complété, selon les choix, doivent être garantis par des professionnels qualifiés en nombre suffisant. Cette ignorance manifeste d’une disposition de la loi n’est plus acceptable et doit être surmontée par une programmation pluriannuelle. La qualité de la scolarisation des jeunes sourds suppose par ailleurs que les parents soient accompagnés dans un cadre neutre dès l’annonce de la surdité, afin qu’ils soient informés des choix qui leur sont proposés et formés à la communication avec leur enfant sourd.

Accessibilité téléphonique : Pour que téléphoner ne soit plus inaccessible aux personnes sourdes, l’Unisda demande la mise en place de centres relais téléphoniques qui assurent simultanément l’intermédiaire entre les personnes sourdes et leurs interlocuteurs entendants, soit par une traduction vidéo en Langue des Signes, soit par une transcription écrite rapide. Ces centres relais téléphoniques sont indispensables à l’autonomie et à la sécurité des personnes sourdes ou malentendantes, dans leur vie sociale, personnelle et professionnelle. Les associations de l’Unisda relèvent avec satisfaction la publication d’un décret prévoyant un centre de traitement et d’orientation des appels d’urgence des personnes sourdes.

Accès à l’information : Des progrès certains ont été observés et appréciés en ce qui concerne l’accessibilité des programmes télévisés, puisqu’ils sont davantage sous-titrés. La nouvelle obligation prévue par la loi du 11 février 2005 y contribue, et l’implication des chaînes et du CSA lors des campagnes électorales de 2007 a permis l’accélération de ce mouvement. En revanche, la Langue des Signes reste absente des écrans et des objectifs des chaînes publiques. L’Unisda demande qu’au moins le journal télévisé quotidien du 20 heures soit également accessible en Langue des Signes et que les engagements du groupe France Télévision soient confirmés, au-delà du débat actuel sur leur financement. Les associations souhaitent par ailleurs que le sous-titrage soit disponible sur les récepteurs de télévision dans les établissements recevant du public (cafés, hôtels, hôpitaux, transports, etc.).

Une programmation pluriannuelle doit par ailleurs prendre en compte l’accès des étudiants sourds à l’enseignement supérieur, l’accompagnement des personnes qui deviennent sourdes, l’accueil et la prise en charge des personnes sourdes vieillissantes, la compensation du handicap et la prise en charge des aides techniques et humaines, l’accès à la culture par le sous-titrage des films français en salles de cinéma, en DVD et en VOD, l’accessibilité visuelle de tous les dispositifs d’alerte et de secours, l’accès aux juridictions, aux services de soins et à l’ensemble des services publics, l’équipement des lieux publics en boucles magnétiques. Un programme est également nécessaire pour développer les formations aux métiers de la communication accessible : interprètes en Langue des Signes Française, codeurs en langage parlé complété, techniciens de la transcription écrite simultanée.

Les associations membres de l’Unisda et leurs partenaires ont travaillé pendant plusieurs mois sur des propositions de mesures qui ont été soumises au gouvernement. Leur recueil est en ligne sur ce site : 2008-2011 - Quelle politique pour les publics de personnes sourdes ou malentendantes et leurs familles ?

La mise en œuvre de ces mesures garantira à la loi du 11 février 2005 son effectivité et contribuera à l’autonomie et à la citoyenneté des personnes sourdes ou malentendantes. L’Unisda souhaite que les décisions qui pourraient être annoncées par le gouvernement lors de la conférence nationale du handicap aillent dans ce sens et qu’elles ouvrent de nouvelles perspectives, au-delà du seul bilan de l’application de la loi.

L’Unisda s’associe également au communiqué du comité d’entente des associations représentatives : Politique du handicap, le comité d’entente attend un nouvel élan.

Jérémie Boroy
Président de l’Unisda

Présentation de l’Union sur www.unisda.org
La conférence nationale du handicap dans la loi du 11 février 2005

Contact presse :
presse@unisda.org
06 17 94 47 37
01 43 26 96 09 / 01 44 07 22 59


 

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2008-2011 : QUELLE POLITIQUE POUR LES PUBLICS DE PERSONNES SOURDES OU MALENTENDANTES ET LEURS FAMILLES ?
 
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