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Loi du 11 février 2005
Présentation
L’Unisda (Union nationale pour l’Insertion Sociale du Déficient Auditif) fédère les principales associations représentatives des publics de personnes sourdes ou malentendantes qui (...)
 
 
Dernière mise à jour :
11 mai 2017


 

Rapport du gouvernement sur la scolarisation des jeunes sourds

L’Unisda souhaite que la journée de concertation et de réflexion du 8 décembre 2010 puisse être suivie d’effets et déboucher sur des mesures concrètes de la part de l’Education Nationale.

L’Unisda salue la publication du rapport gouvernemental sur la scolarisation des jeunes sourds suite à la journée de réflexion et de concertation qui s’est tenue le 8 décembre 2010.

Elle rappelle les points clés en matière de scolarisation :
- libre choix des familles sur le mode éducatif et linguistique de leur enfant sourd ;
- qualité des réponses pour une inclusion scolaire réussie ;
- concertation élargie à l’ensemble des acteurs concernés : ministères et associations d’usagers (personnes sourdes et leurs familles).

Elle note cependant que la journée du 8 décembre, si elle a permis l’expression des différents acteurs de la scolarisation des jeunes sourds, n’a pas suscité de rapprochement des points de vue sur quelques éléments de ce dossier. Le choix des moyens actuellement proposés ne correspond pas à la totalité des besoins et des situations de scolarisation.

L’Unisda demeurera donc vigilante à la mise en œuvre des différents projets de scolarisation, qui doivent répondre à la diversité des besoins exprimés.

Synthèse du document de réflexion de l’Unisda :

Modes de communication

Pour répondre de manière efficace à la mise en oeuvre de la loi Handicap de 2005 en matière de scolarisation, un élève sourd doit pouvoir être enseigné, selon ses choix et ses besoins personnels, dans la langue première notifiée dans son projet :
- LSF (+ français écrit) : ce qui implique l’enseignement de la LSF et en LSF,
- langue française seule (français oral + écrit) : ce qui implique un accompagnement adapté lors de certaines situations pédagogiques,
- langue française parlée complétée, LPC (français oral codé + écrit) : ce qui implique un accompagnement « LPC » lors de certaines situations pédagogiques.

En outre, l’enseignement de la LSF peut être proposé en deuxième langue aux élèves et aux familles qui ont choisi la langue française comme langue première. Ces élèves pourront, s’ils le veulent, choisir l’option LSF lors des épreuves du baccalauréat.

Comme prévu dans la loi, la notification doit répondre au choix des parents, aux besoins de l’enfant et non pas être adaptée à l’offre proposée dans le secteur de scolarisation.

La formation des enseignants d’accueil est nécessaire mais ne peut suffire à assurer une totale accessibilité de tous les jeunes sourds à l’enseignement dispensé, et notamment à la langue parlée en situation d’enseignement.

Des personnels spécifiques et qualifiés sont indispensables à tous les niveaux d’enseignement, quelque soit le lieu de scolarisation.

La qualification des professionnels d’enseignement et d’accompagnement doit être sanctionnée par un diplôme ou un équivalent :
- CAPES pour l’enseignement de la LSF,
- Certification complémentaire pour l’enseignement en LSF
- Licence professionnelle de codeur LPC pour l’accompagnement LPC
- Diplômes d’enseignement (accès au CRPE) pour enseigner en LSF (ouverture aux candidats sourds).

L’emploi de professionnels recrutés comme AVS ou EVS ne correspond pas aux besoins de ces élèves, leurs conditions d’emploi et de formation ne pouvant garantir les compétences nécessaires.

Lieux de scolarisation

Les dispositifs collectifs de regroupement concernent les élèves sourds dont le projet :
- est bilingue (LSF + français écrit) ;
- ou inclut le choix d’un apprentissage complémentaire de la LSF.

Un deuxième type de dispositif collectif concerne les élèves sourds :
- ayant opté pour un projet « langue française », avec ou sans LPC,
- et ayant le désir ou le besoin d’établir des liens sociaux avec leurs pairs sourds.

La scolarisation individuelle concerne les élèves sourds ayant opté pour un projet :
- en seule langue française,
- ou en langue française avec LPC
- sans autres dispositions particulières

Le passage de la scolarisation individuelle à la scolarisation dans un dispositif collectif doit être possible dans les deux sens, selon l’âge et l’évolution du projet individuel.


Document de réflexion de l’Unisda sur la scolarisation des jeunes sourds


 

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Rapport gouvernemental - Scolarisation des jeunes sourds
 
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